description

Blog d'un médecin généraliste, chef de clinique universitaire:
« Guérir parfois, soulager souvent, écouter toujours. » (Louis Pasteur)

dimanche 25 février 2018

Dragi Webdo n°172: autisme, dépistage ostéoporose, efficacité des antidépresseurs, néphropathie diabétique

Bonjour à tous, voici les articles de la semaine!

1/ Dépistages

La HAS a publié des recommandations sur le dépistage et la prévention de l'autisme. Ce diagnostic peut désormais être posé dès 18 mois. La place du médecin généraliste ce dépistage dépistage est crucial étant donné que c'est des principaux acteurs du suivi de l'enfant.

Une étude anglaise a randomisé un dépistage du risque d'ostéoporose par le FRAX, organisé chez les patients de 70 à 85 ans de façon systématique en médecine générale. Quatorze pourcent des patientes du groupe dépisté avaient une indication de traitement (risque supérieur au risque de fracture à 10 ans donné par le FRAX). Ce dépistage n'a pas réduit la survenue de fractures "toute cause", ni la mortalité, ni la qualité de vie. Seules les fractures de hanches sont été réduites de 30 % (NNT= 111), ce qui correspond à un résultat plutôt fragile vu que ce n'était qu'un des critères de jugement secondaires. De plus, l'étude ne parle pas des effets indésirables du dépistage, des effets indésirables des traitements introduits.

Petit retour sur la vitamine D! Une nouvelle revue de la littérature   retrouve qu'un seuil supérieur à 20ng/L est suffisant pour l’extrême majorité des patients.  Cependant, les auteurs retrouvent que l'absence de bénéfice du dépistage en routine car l'apport en vitamine D ne réduit pas ma mortalité, les cancers , le diabète de type 2 ou même les fractures chez les patients qui ne sont pas à haut risque.


2/ Gastroentérologie

Les inhibiteurs de pompe à proton (IPP) sont efficaces par rapport au placebo. En comparaison avec les autres traitements gastroprotecteurs possibles, ils ont une efficacités supérieure. Bien qu'ils n'aient pas d'efficacité sur la mortalité, ils réduisent significativement le risque de saignement, les transfusion de culots globulaires, et  ce, sans différence liée à la prise ou l'absence de prise d'AINS récente. Malheureusement, les effets indésirables ne sont pas étudié.


 3/ Psychiatrie

Une autre grosse méta-analyse cette semaine, celle de l'efficacité des antidépresseurs.  Ainsi, les auteurs retrouvent que l'amitriptyline est l'antidépresseur le plus efficace, les autres étant tous quasiment équivalents et plus efficaces que le placebo. Si on fait un peu attention, la seule différence significative entre les molécules concernerait une supériorité de l'amitriptyline par rapport à la fluoxétine. Sur le plan de la tolérance, l'agomélatine et la fluoxétine sont à privilégier et la clomipranine est la moins bien supportée. Ainsi, la fluoxétine semble être un bon premier choix de traitement, efficace et mieux supportée, avant d'aller essayer d'autres IRS ou de passer à l'amitriptyline qui semble être plus efficace.



4/ Rhumatologie

Des auteurs ont testé l'hydroxychloroquine dans le traitement de l'arthrose. Les résultats de cet essai contrôlé randomisé sont une absence d'efficacité par rapport au placebo. Dommage que le comparateur n'ait pas été du paracetamol, peut être que le paracetamol aurait été supérieur pour une fois!


5/ Diabétologie

Des analyses de la grande cohorte américaine NHANES a étudié les patients diabétiques. Comme on le sait, la présence d'une micro-albuminurie supérieure à 30 est bien un facteur prédictif d'une augmentation de la mortalité.Cependant, les auteurs ont aussi retrouvé que l'absence de protéinurie associé à un débit de filtration glomérulaire estimé inférieur à 60mL/min était également associé à une augmentation de la mortalité. Il est dommage de ne pas savoir si les patients avec un IEC avaient une mortalité moindre au final!

C'est fini pour cette semaine, à bientôt!

@Dr_Agibus



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire